ADDICTED TO FACEBOOK ? JE PLAIDE COUPABLE.

Nombre d'entre vous se sont sans doute déjà posé la question portant sur cette addiction incommensurable qui nous attache à ce site communautaire qu'est Facebook. La raison se résume-t-elle au fait qu'on y retrouve ses connaissances ? Je ne le pense pas puisqu'on s'attache plus à se dévoiler à travers l'actualisation des statuts tout en s'amusant à lire ceux des autres, et a fortiori à les commenter. Quel est le vrai plaisir procuré par ce vaste tissu communautaire lié par ce fameux "Ajouter comme ami(e)". Moi-même, humble arriéré mental incapable de comprendre la raison de ma présence sur ce site, suis littéralement happé par cette incroyable machine marketing créé par un ancien étudiant de Harvard répondant au nom de Mark Zuckerberg.

Actuellement, les possibilités offertes par Facebook sont innombrables. On peut y publier et partager ses photos (qui fut d'ailleurs l'une des premières fonctionnalités activées), établir un profil complet (où l'on peut allègrement mentir) et effectuer des quiz et des tests (dont la grande majorité est d'une débilité aberrante). Le site évolue et mue sans cesse, et je me pose la question quant à la date où l'accès au site sera payant. Il y aura certainement quelques suicides, notamment dans les pays comme Madagascar où on n'a pas encore la possibilité d'effectuer des paiements en ligne. Des anecdotes liées à Facebook, on en a entendu parlé. L'on se souvient de ce cambrioleur qui s'est trahi en se connectant sur Facebook sur les lieux de son larcin. Des imbécilités comme celui-ci, il n'y en a peut-être pas des tonnes, mais on s'accordera à dire que le site communautaire entraîne des situations parfois cocasses.

Désormais, les recruteurs s'amusent à pinailler sur Facebook pour vérifier les dires des candidats qui postulent chez eux. Contraire à l'éthique, cette pratique est pourtant de plus en plus assimilée par les entreprises. Certains employés ont déjà été virés puisque leur patron s'est aperçu sur le réseau qu'ils étaient au bord de la mer pendant une congé maladie. Ma propre personne a pris la précaution d'adopter un pseudo au lieu de mon véritable patronyme et prénom, mais beaucoup d'entre nous y publions notre propre identité. Est-ce condamnable ? Pas le moins du monde, il faut l'avouer. Chacun est libre de son entreprise, mais n'allez donc pas vous plaindre lorsqu'il arrivera qu'on vous harcèle. Heureusement qu'il y a l'onglet "Rejeter". N'oublions pas non plus de bien paramétrer notre compte tout en prenant soin de choisir les applications que nous utilisons.

Il faut avouer une chose, Facebook est l'exutoire des timides. Sans y apprendre la vie en société, on apprend tout de même à s'y socialiser, à avancer un peu plus vers les autres. Il n'est pas envisageable pour certaines personnes de lier directement contact avec les autres (un véritable parcours du combattant croyez-moi, et je suis en connaissance de cause), et Facebook contribue à hauteur de sa capacité à l'intégration de ces personnes. Comme je suis à Madagascar, un pays totalement oublié par les spécialistes de la communication numérique, je n'en ai trop cure des collectes illicites d'informations, surtout nuisibles aux sociétés de consommation. Addicted to Facebook ? Je plaide coupable, mais il y a tout de même des limites que je me pose. On verra bien au fil des mois et des années si ce site est nuisible.