Refaire le monde autour d'une bonne bière !

Voilà bien une activité à la fois créative, récréative, bénéfique et amusante. Nonobstant les croix bleues (et les malades) qui ne connaissent pas la joie de l'effet euphorisant de l'éthanol, les gens adeptes de la boisson au malt et au houblon (la population en bref), s'évertuent à chaque rencontre autour d'une bonne bière à discuter de l'actualité et des faits marquants de la société. Souvenez-vous de la dernière proposition qu'il aurait fallu apporter pour résoudre tel ou tel problème ou pour dissoudre telle ou telle crise. De bon cœur, votre cobière (par analogie à copain vous l'aurez compris) apportera sa propre vision qui est semble-t-il mieux agencée que vos idées, mais qu'à cela ne tienne, chaque intervention enrichit la discussion.

Lorsqu'on refait le monde autour d'une bière, on a toujours la perspective d'une vie meilleure, ce qui a pour avantage de cultiver la bonne humeur installée par le processus métabolique induit par l'alcool présent dans la bière. Une condition sine qua non est par contre nécessaire à l'installation durable de cette bonne humeur. Il est primordial de posséder un quotient intellectuel minimal avant d'entamer sa bière. En effet, un faible QI est vite asséché par la bière, amenant souvent ce type de protagoniste à manifester l'atout qui lui reste, sa force, engendrant un cycle de violence qui risque d'endommager la bière disponible sur la table.



Croyez-moi, il est à la fois instructif et délassant de refaire le monde autour d'une bière. C'est au cours de ces agréables moments avec un(e) ou plusieurs cobières que vous saurez les dernières technologies/expressions/théories/etc... à la mode dont vous ignoriez même l'existence. La politique devient un jeu d'enfant et l'économie s'explique par une nouvelle unité facilement assimilable, le prix d'une bouteille de bière. Fait remarquable, l'intelligence (de ceux qui possèdent le QI minimal nécessaire) s'accroit et la discussion s'enrichit en corrélation directe avec la quantité absorbée, passant du coq à l'âne sans aucun problème. S'il y a quatre cobières ou plus, il se passe par ailleurs un phénomène étonnant : les discussions croisées. J'ai toujours été admiratif de ce phénomène je dois l'avouer, mais au moment ou j'entame une discussion croisée par-dessous une autre discussion, il ne m'arrive pas en tête d'analyser la situation.

PS : Bien que refaire le monde autour d'une bonne bière soit très intéressant, n'oubliez pas de boire avec raison.