Blueline : 149.000 ariary par mois pour ... du très bas débit

Régulièrement, Blueline nous joue la carte de la coupure de câble pour nous proposer une connexion quasi inexistante. Pour une durée atteignant parfois 15 jours, la qualité de la connexion ne permet même pas d'ouvrir un simple mail, et il n'y a pas de compensation financière à la clé, alors que l'entreprise est toujours au rendez-vous pour effectuer le prélèvement. Les grands FAI ont toujours un système de by-pass fiable pour préserver la connexion haut débit de leur clientèle, mais chez nous, que nenni, on nous laisse nous débrouiller avec 5 ko/s. Ces câbles marins toujours coupés sont normalement dupliqués pour offrir la redondance nécessaire pour maintenir la qualité, mais à Madagascar, il n'en est rien. 

En clair, ce FAI auprès de qui j'ai eu le malheur de souscrire un contrat, attiré par leur publicité haut débit qui est somme toute mensongère, n'est pas du tout fiable. Je n'ai pas le droit de vous dire de ne pas y souscrire, malheureusement, parce que je risque une poursuite judiciaire de leur part. Je n'en ai pas le droit je vous le confirme. Si j'étais à la place de quelqu'un qui souhaite une connexion Internet chez lui pourtant, j'y réfléchirais à plus de dix fois, parce que l'engagement est rude et est source de frustration. Pour au moins 12 mois, on passe par tous les états d'énervement. Mais comme je vous le dis, je n'ai pas le droit de vous dire de ne pas signer de contrat, parce que ce genre d'entreprise est un rouleau compresseur qui ne prend pas ses clients en considération et risque bien de me poursuivre, et je ne veux pas être poursuivi. 

Tout ce que je peux dire, c'est que la qualité de service de Blueline est pitoyable. Je ne sais pas pour les autres FAI. 

Hélas, la qualité n'est pas une priorité chez Blueline. Pour notre plus grand malheur. 

Ben : un esthète disparu trop tôt

Ben, cet artiste célèbre dans le microcosme de la mode à Madagascar, est l'un de ces personnages qui ne s'oublient pas lorsqu'on a l'honneur de le croiser. Dans ma vie, j'ai eu cette immense chance de l'avoir côtoyé durant plusieurs mois, et c'est avec la plus grande tristesse que j'ai entendu qu'il est parti rejoindre le firmament pour briller parmi les étoiles. 

Ben est l'exemple même du chic type. Il me croise dans la rue, toujours avec cette main prompte à saluer et le mot juste pour demander comment on va. Et étonnamment, il ne vous oublie jamais, malgré le court moment que l'on a passé avec lui, il y a des années de cela. C'est souvent à Ambodinisotry ou à Mahamasina que l'on se croise, au gré des allées et venues dans les allées des vendeurs de tissus, moi en suivant ma femme, lui en quête de son prochain Graal que l'on verra surement apparaître sur les catwalks.

La triste nouvelle de sa disparition ébranle j'en suis certain celles et ceux qui ont pu connaître ce gentil styliste et coiffeur au regard espiègle que ses lunettes ne manquent pas de mettre en avant.

La vie est ainsi faite, la seule certitude de la vie est la mort, mais on déteste toujours les visages que nous montre la Faucheuse. Et le départ précipité des gens comme Ben accentuent ce ressentiment inéluctable. 

Repose en paix l'artiste !

Mila fitaratra !

Matahotra dia matahotra aho zany retsy !
Tsy misy fitaratra tokoa moa letsy !
Toa zary miandry fotsiny ny ho faty ato an-tanàna !
Amin'izato trano tanterakin'ny baraminin'ny ny tsy valahara !


Tsy sahy mivoaka aho ry zareo !
Tsy voaaron'ny fitaratra be arantin'izy ireo !
Any ho any hono toa misy be basy sy be antsy !
Hilaiso izay mba ariary zato kely nahatera-tsemboka tatsy !


Raha mba nana-pitaratra aho mantsy ! 
Entiko mba mandehandeha mankany sy mankatsy !
Dia mba tsy ho laitran'ireo malaso tsy misy antra ! 
Izay tsy mba hitan-dry zalahy miafina any anaty lapa !


Ombay mitady ry reto ny filaminan-tsaiko !
Mba hanohizako milamina izato fiainako mahantra !
Mba ento any amin'izy ireo izato hafatro ! 
Mba izarao fitaratra koa hono izy hoe. 



BRISTOL RASSAM

La lecture est essentielle à la rédaction !

Comme je l'ai mentionné maintes et maintes fois, la rédaction web est aujourd'hui un métier en vogue, et c'est tant mieux parce que c'est accessible dans un pays comme Madagascar où les opportunités d'emploi sont en chute libre. Ce post est un article en forme de conseil pour les rédacteurs débutants de la part d'un rédacteur passionné de son métier. La lecture est une activité essentielle qui fera de vous de bons voire d'excellents rédacteurs. Cela peut sembler être un truisme, mais il faut tout de même le dire. 

Que lire pour devenir un bon rédacteur ?


Il n'y a pas de restriction en ce qui concerne les ouvrages à lire. L'essentiel est de varier les types de livres qui nous passent sous les yeux. On peut ainsi alterner un bon magazine comme Le Nouvel Obs, L'Expansion ou Le Must du Marketing où les journalistes sont reconnues pour la qualité de leur plume, et un bon roman. Qu'importe s'il s'agit d'un classique de John Steinbeck/Honoré de Balzac ou un roman-plaisir de type Guillaume Musso/John Grisham/J.K. Rowling. L'essentiel est d'avoir de belles phrases qui défilent sous les yeux. Bien entendu, de temps en temps, il faut se consacrer à une littérature plus spécialisée dans la production de contenus pour acquérir en connaissances techniques. Je citerai entre autres "Bien rédiger sur le Web" d'Isabelle Canivet, un "petit" ouvrage de 700 pages et quelques publié aux Editions Eyrolles. 

Certains rédacteurs que je forme me disent qu'ils lisent déjà assez sur le web, mais si j'ai un conseil à donner, c'est de consacrer du temps à la lecture sur papier ou du moins sur liseuse portant sur des publications qui ont déjà été éprouvées et sélectionnées par des éditeurs et des rédacteurs en chef. Le web, c'est nous qui le remplissons et nous ne gagnons pas en expérience en s'abreuvant de textes qui sont de notre niveau. Il y a une différence lorsqu'il s'agit d'un portage de parutions papier. Il y a également des pure players (uniquement disponible sur le web) qui bénéficient d'une équipe éditoriale reconnue (01net.com pour la haute technologie, Maxisciences pour la science, ORPI pour l'immobilier, Cheek Magazine pour la mode...). L'objectif est de se faire plaisir tout en enrichissant le vocabulaire. Ce sera également un 

Quels sont donc les avantages de la lecture ?


C'est simple, il est bien plus difficile de devenir un bon rédacteur si on n'aime pas lire. Les mots s'abreuvent d'eux-mêmes et s'enrichissent au contact des différents auteurs. Plus riche est votre liste de lecture, plus facile sera votre travail. La lecture a entre autres le grand avantage d'enrichir le vocabulaire du lecteur. La lecture fait également travailler l'imagination et permet ainsi de se forger l'esprit dans son processus créatif. Ce sera par la suite l'occasion d’améliorer l'orthographe. Le cerveau enregistre en en effet de manière automatique les mécanismes syntaxiques qui apparaissent au fil des paragraphes. Vous aurez ainsi moins de mal à agencer et produire des phrases agréables. La lecture vous permet enfin de découvrir une grande diversité de styles d'écriture. 

Il est clair qu'acquérir des livres est difficile, mais il y a de nombreuses possibilités d'acheter des ouvrages d'occasion, non seulement à Ambohijatovo, mais aussi dans des magasins moins connus comme celui qui se trouve du côté d'Antaninandro entre Styl'Folie et Suprême Center (pour ceux qui connaissent la capitale malgache). Il y a les nombreux vide-greniers à travers le pays qui réservent aussi des surprises. 

Vous n'êtes pas obligé d'être un serial lecteur pour évoluer. Un à deux romans par mois associés à deux à trois magazines ne dépensent guère plus d'une vingtaine de minutes de lecture quotidiennes. Vos gains qualitatifs seront pourtant remarquables. 

Je ne dis pas qu'un rédacteur qui ne lit pas est médiocre, mais celui qui aime lire fera toujours un meilleur rédacteur qu'un autre qui ne lit que très peu ou qui ne lit que ses sources documentaires. Prenez plaisir à lire. Faites-en un passe-temps. En fin de compte, vous vous rendrez compte que c'est tout aussi agréable que la télévision ou Internet. Enchaînez les livres et vous trouverez plus de bonheur à écrire. Qui sait, un écrivain en herbe sommeille en vous. 

Bonne lecture et bonne rédaction. 

Rédaction web : dans quel cas le texte est-il refusé ?

De nombreux rédacteurs ont eu la mauvaise surprise de voir leur texte refusé. Dans certains cas, il s'agit seulement d'une demande de reprise, mais dans d'autres cas plus graves, ce sont des refus définitifs qui signifient alors que ladite production ne sera pas rémunérée. Dans la majorité des cas, ces refus sont justifiés. Voici en quelques mots les principales raisons de la non-validation des textes, afin de voir s'il y a une possibilité de recours ou de contestation.

Premier cas de refus : le plagiat

Un texte plagié est automatiquement refusé. Sans condition, le commanditaire se réserve également le droit de cesser toute collaboration avec le prestataire ou le salarié, car il s'agit d'une faute grave. Le plagiat est en effet du vol avéré qui est une atteinte directe au droit d'auteur. En plus du copier-coller, le plagiat peut prendre forme d'une traduction depuis un contenu rédigé dans une autre langue. En rédaction web, la mission consiste à produire un contenu original et non pas seulement pomper des sources sur le web pour un rafistolage maladroit. Au final, aucun recours n'est possible.

Deuxième cas de refus : le hors-sujet

Certains rédacteurs ne prennent pas la peine de comprendre le sujet qu'ils doivent traiter avant d'entamer l'écriture. Il en résulte alors un texte qui ne répond pas de manière cohérente aux problématiques inhérentes au sujet abordé. Dans ce cas, le client a tout à fait le droit de refuser le texte. Il peut demander de rectifier le tir s'il estime que c'est encore possible. Il peut aussi refuser carrément la livraison au cas où le rédacteur a manifestement montré des lacunes dans la compréhension du thème. Pour savoir écrire, il faut apprendre à lire. Pour augmenter les chances de comprendre un sujet, il faut multiplier les recherches. L'abnégation à se cultiver permet de rédiger sur un choix élargi de thématiques et de fait, d'obtenir plus de contrats.

Troisième cas de refus : les fautes de syntaxe

Les fautes de syntaxe ne concernent pas uniquement les erreurs d'orthographe (accord, conjugaison...), mais aussi et surtout la bonne structuration des phrases et des paragraphes. J'inclus ici également les mauvais choix de vocabulaire. Puisque le texte est un ensemble cohérent, chaque élément doit prendre part à l'édification de la structure. Les articulateurs doivent être utilisés à bon escient (et avec parcimonie), la suite logique des phrases doit être évidente et au final, chaque mot correctement écrit doit servir à répondre à la problématique. Un texte bourré de fautes de syntaxe est bien entendu désagréable à lire. Il est donc normal que le commanditaire s'accorde le droit de le refuser. Chez les rédacteurs seniors, même les fautes d'accord, un S oublié ou un mauvais temps de verbe, est difficilement toléré. Le texte doit être impeccable, car le client doit pouvoir publier directement son texte. En fonction de la gravité des fautes, une demande de correction peut être demandée. Dans les cas les plus graves (plus de 5 % de fautes en volume), le texte est refusé, sauf s'il y a assez de temps pour la reprise.

Quatrième cas de refus : inadéquation stylistique

On n'écrit pas un texte de voyage comme on écrit un article sur Wikipedia. De même, on ne s'adresse pas à un public jeune comme on le ferait avec des cadres CSP++. À chaque cible, à chaque thématique, à chaque texte correspond un style particulier auquel il faudra s'adapter. Ce style dépend généralement du sujet abordé et du public cible. Dans le meilleur des cas, il est spécifié dans le brief donné par le client. Dans les autres cas, le rédacteur a pour mission d'adapter sa plume au domaine qu'il traite. Et c'est là entre autres que l'on peut juger de la qualité d'un bon et d'un mauvais rédacteur. Si le style ne convient pas, le texte pourra bien évidemment être refusé. Si le rédacteur a des doutes, c'est en amont de la mission qu'il faudra discuter du style avec le commanditaire. Il ne faut pas oublier qu'en tant que professionnel créatif, vous êtes une force de proposition. Le client n'est forcément pas au courant des exigences de la production éditoriale en ligne.




Cinquième cas de refus : une livraison hors délai

Un texte livré hors délai est généralement refusé, or, les Malgaches ont un réel problème avec les délais annoncés. C'est, dit-on, culturel, mais c'est surtout une manifestation évidente du manque de professionnalisme. Si un délai a été convenu d'un commun accord, le commanditaire a tout à fait le droit de refuser le contenu s'il est livré avec du retard. En cas de problème, il vaut mieux en discuter et demander une extension. C'est une marque de politesse. Si vous estimez que vous ne pourrez pas réaliser la mission dans le temps imparti, refusez tout simplement son exécution ou négociez un délai plus raisonnable. En tant qu'élément primordial de la stratégie marketing d'un site web, n'oubliez pas que la rédaction web intègre un calendrier prévisionnel. Et n'oubliez pas que le professionnalisme consiste aussi à se faire entendre et à négocier lorsque vous estimez que la proposition est injuste ou trop exigeante.




Sixième cas de refus : le manque d'originalité

Un client peut tout à fait refuser un texte si un texte manque de caractère et d'originalité, sauf dans le cas des réécritures et les spinned contents que je considère personnellement comme de la rédaction black hat. Chaque texte doit être unique et contribuer à donner du peps et du caractère à un site web. Cela fait partie intégrante de la mission du rédacteur web. Il est difficile de manquer d'originalité si on sait vraiment rédiger. C'est souvent un manque de culture et de recherche qui entraîne le manque de dimension des textes.

Septième cas de refus : le niveau de français

Cela peut sembler insolite, mais certains rédacteurs francophones ne savent pas parler français. Une chose est sûre, la génération actuelle est moins passionnée de lecture, ce qui a un impact sensible sur la culture linguistique, mais surtout, un nombre croissant de postulants n'ont pas le niveau requis pour devenir rédacteur web. Il faut comprendre qu'il s'agit d'un métier qui fait appel à la créativité, dont la langue française est la pierre angulaire. Si le rédacteur n'a pas le niveau requis, il est tout à fait logique que le texte soit refusé. Ledit rédacteur a pourtant du mal, dans la majorité des cas, à se rendre compte de son incompétence, car son référentiel qualitatif n'est pas élevé pour en juger. Où vas-tu, rédacteur, si tu ne sais pas écrire ?


D'autres cas de refus peuvent être évoqués tout au long de la vie professionnelle du rédacteur, mais ces six cités ci-dessus sont les cas les plus courants. Considérez-les et n'oubliez surtout pas que chaque texte refusé est de l'argent perdu.



NB : À mes débuts, mon ratio de textes refusés était élevé, de l'ordre de 1/10. Maintenant, après huit ans à rédiger, ce ratio est descendu à moins de 1/100. Pour vous dire que l'expérience aide considérablement dans le métier.

Rédaction web : priorité à la qualité !

Le métier de rédacteur web a le vent en poupe auprès des Malgaches qui y trouvent un moyen accessible de disposer d'un travail rémunérateur. Mais un grand nombre ne se rendent pas compte des multiples contraintes liées à ce métier créatif exigeant. Il s'agit de tout un processus qui a pour objectif final de présenter aux internautes un contenu de qualité qui fournit à la fois les informations nécessaires et qui est agréable à lire.

Croire que le métier de rédaction est facile est déjà une erreur, car c'est une profession difficile à exercer qui met constamment le cerveau en ébullition. Il ne s'agit en effet pas d'aligner tous les mots qui passent par l'esprit. Il y a en premier lieu le travail d'investigation nécessaire pour trouver les données informatives vérifiées qui serviront de matériaux à l'édification du texte. Durant la phase de rédaction, il faut savoir s'adapter au style du public cible en se basant sur le brief. Il faut également faire montre d'une audace stylistique pour donner du caractère au texte. Ajoutez à cela l'obligation d'insérer des mots-clés précis de manière naturelle et la mission se corse.

Dans les métiers touchant à la rédaction web, il faut faire la part des choses entre l'amour des mots et la maîtrise des mots. On peut être amoureux des belles phrases et être incapable de produire des propositions utiles, notamment lorsqu'on se laisse tenter par le verbiage. La maîtrise des mots se manifeste par des paragraphes denses en informations, où chaque mot, incluant les articulateurs et les prépositions, est nécessaire au sens global.

Dans l'univers des freelances à Madagascar, il est navrant de constater que la qualité des textes est occultée en faveur de la quantité. Lorsqu'on est payé au nombre  de mots à des prix souvent dérisoires, la course au volume est de mise. Je m'étonne toujours de ces professionnels qui se disent capables de produire 5.000 mots par jour. Qu'importe le domaine, à moins d'être sur le premier jet d'un roman-fleuve, il est humainement impossible de garantir une qualité acceptable à un tel volume quotidien. Je ne dis pas que c'est impossible, mais cela devrait rester exceptionnel. À plusieurs reprises, j'ai eu le déplaisir de lire des pavés qui contiennent un nombre ahurissant de non-sens, en plus des coquilles à la pelle.

La rédaction web est un travail de longue haleine où les mécanismes se forgent avec l'expérience. Les bons rédacteurs ont toujours accordé, à leur début comme tout au long de leur cursus professionnel, le temps nécessaire pour réfléchir au sens de chaque phrase, puis de se relire par la suite pour déterrer et supprimer les écueils qui ne manquent pas de se manifester au fil des mots.

On écrit pour être lu et non pour noircir le web. Le minimum de politesse serait donc de contrôler son travail en se mettant à la place du lecteur en d'en analyser la portée. Ici se pose un réel problème, celui de l'effet Dunning-Kruger qui se manifeste par l'incapacité des incompétents à remettre en cause leur qualité de travail, bien que le texte soit d'une médiocrité évidente. La formation continue est un moyen de se débarrasser de cette tare. Il ne faut pas hésiter à se documenter pour s'améliorer et pour évoluer. Le temps investi n'est nullement perdu et se répercutera indubitablement et de façon pérenne sur le travail effectué.  

Je tiens à dire que la rédaction web est le métier des gens intelligents. Il faut se cultiver en permanence pour offrir une prestation de qualité. La fainéantise est donc prohibée, car il faut se creuser les méninges pour trouver les nouvelles connaissances nécessaires à partager. Il est interdit de partager une information que l'on soit soi-même incapable de comprendre. En plus d'affecter la qualité, c'est une malhonnêteté intellectuelle.

Si vous avez remis un texte de mauvaise qualité, il y a bien des risques d'essuyer un refus, ce qui équivaut à une perte de temps considérable. Mon conseil est de s'attarder sur le travail de rédaction au lieu de se perdre en conjecture dans les corrections sans fin. En fin de compte, vous risquerez de perdre le contrat.

En conclusion, je souhaite dire à tout le monde que le métier de rédacteur est enrichissant et rémunérateur, pour peu que l'on prenne le temps de se consacrer à la qualité, moteur essentiel à la production textuelle. 

Sécurité publique à Madagascar : une bien belle utopie

Si vous espérez, en venant à Madagascar, découvrir un pays tranquille, paradisiaque et agréable, oubliez vos illusions, car vous risquerez d'être déçu, et de l'apprendre par la plus violente manière, à savoir un vol, une voie de fait ou même la mort. Je dis même que si vous n'avez pas de raison de venir à Madagascar, optez pour une autre destination. 

Car je vous dis, Madagascar est un pays dangereux et la sécurité publique n'y est qu'une utopie qui semble de moins en moins accessible aux habitants et aux visiteurs. On remarque bien la présence des forces de l'ordre, mais ses éléments sont bien plus appréciables pour leurs tentatives journaliers de corruption que pour leurs actions en faveur de l'ordre et de la sécurité des biens et des personnes. 

Les raisons de l'insécurité

je le dis dès à présent ! C'est l'incompétence des dirigeants, incluant les instances exécutives, juridiques et législatives qui sont en cause dans l'expansion de l'insécurité. Un si beau pays n'aurait pas pu tomber entre de pires mains. Les dirigeants que nous avons sont soupçonnés de nombreux méfaits juridiquement et moralement répréhensibles au détriment d'une véritable équipe politique apte à développer la nation. il en résulte une culture généralisée du vol et de l'extorsion. Il en résulte aujourd'hui des actes de banditisme à tous les niveaux. les plus courants sont malheureusement les attaques à main armées et les razzias que subit la population dans son quotidien. Il n'y a pas un jour où il n'y a pas d'attaque armée. C'est courant dans tous les pays me direz-vous. Mais à Madagascar, en l'absence de statistiques officielles, soyez certain que la proportion est ahurissante. Vous, local ou étranger qui êtes présent sur l'île, vous avez toutes les chances de subir une attaque. Et toutes les attaques sont crapuleuses, croyez-le. Si vous n'êtes pas encore arrivé sur les terres malgaches, oubliez le voyage. Le risque est trop grand. le discours étatique qui fait foi de progrès dans le domaine de la sécurité n'est que pur mensonge. Dans les villes comme dans les campagnes, chaque citoyen, Malgache ou étranger, risque la mort à chaque détour. Pas plus tard qu'hier, mon frère a fait l'horrible expérience d'une attaque à main armée chez lui, en pleine nuit, dans l'un des quartiers les plus sécurisés de Madagascar, à savoir l'axe qui mène vers l'aéroport. C'est arme à la main que ces brigands sont arrivés chez lui. Et les armes, il y en a des tas ici qui circulent. D'où viennent-elles ? De partout, dans un pays où l'équivalent de deux euros peut faire réussir à passer une cargaison. 

D'où vient toute cette insécurité que les dirigeants ne sont pas capables d'endiguer me direz-vous ? Je vous répond en un mot : la paresse. Vous le remarquerez surement si vous vous entêtez à venir à Madagascar, les habitants sont foncièrement paresseux. Je suis Malgache et j'ose l'affirmer. Ils parlent beaucoup, mais ils agissent peu. Et la paresse mélangé à un manque chronique d'éducation conduit rapidement à un burglarisation (de l'anglais burglar) de plusieurs franges de la population. Au lieu de consacrer la pensée à la réalisation d'un projet bénéfique, il est plus courant de voir toute une partie de la population fomenter des attaques. Et c'est le reste de la population, ceux qui ont le courage d'être honnête, qui trinque. Au sommet de l'Etat, on soupçonne également des vols, à grande échelle, des deniers publics, mais je ne puis l'affirmer au risque de diffamer, même si les quotidiens l'affirment à longueur d'année. 

Un pays qui vit dans la terreur

je connais quelques éléments des forces de l'ordre qui sont louables et même admirables dans leur mission, mais ces derniers sont en trop faible nombre dans l'ensemble corrompue des éléments sécuritaires étatiques pour faire le poids. Il en résulte un pays particulièrement dangereux où l'on n'a jamais la tranquillité d'esprit nécessaire pour vivre heureux, pour vivre en paix. Que l'on soit chez soi ou dans la rue, on craint toujours cette attaque qui nous privera de notre bien ou de notre vie. Tous les visiteurs, touristes ou investisseurs, qui viennent dans le pays, craignent également pour leur vie et ne se débarrassent jamais de cette appréhension. 

On ne le dit pas souvent, mais nous sommes aujourd'hui en passe de rejoindre le niveau de sécurité des pays comme le Mexique, le Guatemala ou le Honduras. Moi qui suis un habitants trentenaire qui a eu le temps de voir les années se succéder, je ne peux malheureusement que constater la dégradation fulgurante de la sécurité. Moi-même en écrivant ce billet, je risque ma sécurité, en plus du risque quotidien de me faire agresser. Nos chers dirigeants, souvent victimes de l'effet Dunning-Kruger, sont en effet particulièrement susceptibles et peu friands des critiques qui les mettent en cause malgré leur incompétence flagrante. Mais il fallait que j'écrive, car trop de gens de mon entourage ont déjà subi des violences crapuleuses. Au mois vous qui êtes en sécurité dans votre pays, je vous préviens pour que vous ne mettiez pas votre vie en danger, sinon je me sentirai coupable de mise en danger de la vie d'autrui. Au moins j'ai fait mon devoir de citoyen du monde. 

Je suis bien triste de l'affirmer, mais il est très TRÈS dangereux de vivre à Madagascar, et de le visiter par la même occasion. 

Plaidoyer pour une politique environnementale efficace et pérenne à Madagascar

C'est à la vue d'une brume épaisse qui prenait la gorge de son goût âcre que les Malgaches ont pris conscience de la gravité des problèmes environnementaux qui pèsent sur leur pays. Ce jour-là, le dimanche 25 octobre 2015, à la suite d'une longue série de feux de brousse et au bout d'une seule journée sans vent, l'air sec de la capitale s'est empourpré pour n'offrir qu'une visibilité de quelques dizaines de mètres. Cette situation ne touche pas seulement la capitale puisque j'ai eu le temps de constater le long de la Route Nationale 7 cette teinte laiteuse qui enveloppait les paysages naturels dégarnis des Hautes Terres. Je me suis alors surpris à dire que mes enfants, qui sont aujourd'hui en bas âge, n'auront pas l'opportunité d'admirer la beauté naturelle du pays qui est le leur. 

Copyright : Brice Samsoudine. Tous droits réservés.
Un village dans la brume de fumée. Copyright : Brice Samsoudine
Identifier les causes du désastre écologique de Madagascar
Les feux de brousse pour le pâturage

Cela fait longtemps qu'il était temps de réagir de manière efficace, mais les politiques environnementales successives n'ont presque pas eu d'effet sur la pratique traditionnelle des feux de brousse, véritable fléau qui détruit à grand feu la Grande Île, autrefois sanctuaire naturel à la végétation luxuriante. La loi est claire, les pyromanes sont passibles de 5 à 10 ans d'emprisonnement, mais de mémoire, je n'ai jamais eu vent d'une condamnation à la suite du déclenchement d'un feu de brousse. 

Dernièrement, un article de Lexpressmada.com a signalé que le Premier Ministre, surement surpris par l'ampleur du phénomène, a décidé de punir les chefs des fokontany où les feux de brousse ont lieu si les auteurs ne sont pas livrés aux autorités. Cette mesure coercitive extrême souligne l'absence d'une véritable politique environnementale réfléchie et appliquée. Car il est clair que les mesures pénales ne sont jamais efficaces auprès d'un peuple qui n'a peu ou prou conscience des impacts à moyen et à long terme de leur action sur la nature. Ailleurs, ce sont les pompiers qui sont en oeuvre, ici, ce sont les chefs fokontany qui vont devoir subir. Pourquoi ne punirait-on pas non plus le ministre de l'Environnement ? Et il faut aussi noter que ce ne sont pas les seuls feux de brousse qui sont responsables de la dégradation de l'environnement et de l'atmosphère, car la confection du charbon de bois le long des routes nationales, occasionne autant de fumée, tout en réduisant de manière exponentielle le nombre d'arbres. 



Il est impossible de trouver des solutions sans avoir pu identifier les causes profondes du désastre écologique que subit la Grande Ile au cours des décennies qui se sont succédé. Pourquoi donc brûle-t-on ces dizaines d’hectares de forêts et de terres ? Les réponses à ces questions ont depuis longtemps été déterminés, mais il est impossible de savoir si elles ont été prises en compte dans la définition des politiques environnementales en vigueur dans le pays. 

Les pasteurs et les propriétaires de bovidés ont toujours usé des feux de brousse à l'orée de la saison des pluies pour disposer de jeunes pousses vertes où paîtront les animaux jusqu'au ravinement complet du sol par les eaux ruisselantes. Il n'a jamais été dans la culture du pasteur malgache de cultiver du fourrage, car cela les contraindrait à d'autres tâches que celui de l'élevage. Car il est de notoriété que le Malgache est paresseux. Le plus simple est alors, pour permettre à l'animal d'engraisser, de brûler les terres. 

Les feux de brousse pour gagner en superficie cultivable

La culture sur brûlis, que l'on appelle localement tavy, est une pratique ancestrale qui consiste à brûler une superficie afin de le cultiver. Les premières années, le rendement est bon, les plants profitant des cendres pour pousser dans les meilleurs conditions, et lorsque les nutriments seront épuisés, il est nécessaire de se déplacer, non sans avoir épuisé le sol qui ne pourra alors pas se régénérer. 



Le charbon de bois pour se faire de l'argent plus facilement

Le charbon de bois est la source d'énergie accessible pour la majorité des Malgaches avec le bois de chauffe, et les producteurs de cette denrée se multiplie le long de toutes les routes nationales. La multiplication de ces vendeurs de charbon, dont la très grande majorité opèrent de manière informelle, n'est pas uniquement motivée par la hausse de la demande et le prix exorbitant des autres sources d'énergie (gaz, alcool à brûler, pétrole lampant...). Il s'agit avant tout d'une source d'argent facile. La production du charbon est bien plus facile que la culture du riz, du manioc, des produits maraîchers. Il suffit pour cela de couper un arbre, de creuser un trou, de disposer les morceaux et de l'étuver par la suite pour quelques jours. Un seul arbre peut produire une dizaine de sacs qui seront par la suite vendus 6.000 ariary l'unité. L’appât de l'argent facile, dans un pays où la pauvreté est particulièrement mordante, ne saura être blâmable dans la mesure où l'Etat, premier responsable, ne dispose d'aucune politique durable, inclusive pour le développement des zones rurales. 

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La vente de charbon porte indéniablement atteinte à l'environnementCopyright : Brice Samsoudine

D'autres raisons moins avouables

Les nombreux voleurs de bétails, ces dahalo qui terrorisent le peuple, usent et abusent des feux de brousse pour effacer leur trace et retarder les éléments des forces de l'ordre qui peuvent éventuellement partir à leur poursuite. L'insécurité galopante participe ainsi à la dégradation de l'environnement. 

Les exploitants miniers artisanaux sont également des acteurs méconnus de la destruction de la couverture végétale. En effet, le carottage du sol où il est estimé contenir des ressources exploitables, une phase préalable de déboisement est nécessaire. Si le filon est confirmé, toute la zone est brûlée afin de faciliter l'exploitation. 



Faire de la politique environnementale un levier pour un développement durable et intégré

Il est clair que la simple politique coercitive est sans résultat face aux agissements conscients ou inconscients de cette population suicidaire. Incapable d'anticiper ce qui peux lui arriver dans les décennies vont suivre, elle considère les actes punitifs de l'Etat central et de ses représentants décentralisés comme une volonté de nuire à leur volonté de vivre selon le précepte de leurs ancêtre, plus facilement... 

L'interdiction de l'utilisation de sachets plastiques de moins de 50 microns d'épaisseur a été un grand pas pour la préservation de l'écosystème, mais cette mesure politique est également révélatrice d'un fait, les responsables n'ont prévu aucune mesure accompagnatrice, ce qui aura eu pour effet de mécontenter la population. Une habitude aussi ancrée que l'utilisation de ces sachets nécessite une éducation préalable aux alternatives, et non une simple campagne d'avertissements accompagnée de la litanie habituelle sur les amendes et autres pénalités.


La gestion durable de l'environnement ne doit pas être du seul ressort du ministère de l'Environnement, car les actions menées risquent fort de ne jamais porter leurs fruits. Il est nécessaire, voire primordial, de définir une politique transdisciplinaire qui inclura dans la politique de protection le volet éducatif, l'aspect sécuritaire et le développement économique. Si un seul de ces élément est lacunaire, le résultat sera celui d'un château de carte mal agencé. 



Le rôle majeur de l'éducation dans la politique environnementale

L'éducation est un levier de développement particulièrement puissant, mais éminemment onéreux qui ne préoccupe pas souvent les politiciens, sauf pour assurer l'essentiel. 

Créer du contenu apporte de la valeur à un site

Lorsqu'on évoque la rédaction web, on pense avant tout au référencement et aux différentes techniques destinées à séduire les puissants robots des moteurs de recherche. Mais ce mode de pensée peut être trompeur puisqu'il amène souvent une entreprise à favoriser la forme sur le fond. Et rédiger un contenu de faible qualité informationnelle et stylistique dans le seul but de remonter le classement de Google, de Bing ou de Yahoo Search nuit à la valeur intrinsèque d'un site web. En effet, l'internaute doit être au centre des préoccupations, car finalement c'est le destinataire du site web, qu'il soit institutionnel, informatif ou commercial. 

La valeur d'un bon site web repose sur la prestige du contenu. Comme on juge quelqu'un à la manière dont il parle, les internautes évaluent un site sur le texte, les données multimédias et l'organisation globale. N'hésitez pas à mettre les moyens humains et financiers nécessaires pour obtenir le contenu qui séduira votre cible. Ne prenez pas les textes et les vidéos en tant qu'éléments uniques, mais comme la partie d'un tout. Pour faciliter le travail de production, établissez une charte rédactionnelle claire qui mentionne le style que vous souhaitez, le public que vous souhaitez attirer... 

A l'instar d'un magasin bien achalandé, un site web bien écrit, bien fourni séduira toujours et attirera un nombre croissant de visiteurs. N'oubliez pas d'innover périodiquement, pour ne pas lasser vos lecteurs. C'est d'ailleurs l'utilité des fils d'actualités, les news et le blog. Et vous remarquerez qu'au final, écrire pour les autres, quel que soit votre secteur, est un plaisir qui ne se boude pas.

Alerte qualité : haro sur la maîtrise de la langue dans les quotidiens de Madagascar !

Vous qui, comme moi, êtes amoureux des belles phrases et des mots bien choisis, vous aurez remarqué qu'il est aujourd'hui particulièrement pénible de lire les articles que nous distillent de nombreux quotidiens malgaches, historiques ou nouveaux venus. 

Le journalisme à Madagascar
Certains journaux sont de véritables torchons

En malgache ou en français, de nombreux articles manquent de finesse et nous font régulièrement cadeau de gaucheries linguistiques et stylistiques pour offrir au final des textes peu agréables à lire. La différence entre les journalistes de l'ancienne génération et les nouveaux arrivants est particulièrement flagrant. Est-ce un signe du baisse de la niveau de formation ou bien s'agit-il d'un manque de sérieux dans l'exécution du travail ? Encore faut-il leur dire que le journaliste ne doit pas uniquement partager les informations, mais il doit le faire d'une manière correcte.

Un article bien rédigé est un signe de respect que tout journaliste témoigne envers ses lecteurs. Il serait donc plus avenant de revoir ses copies pour aboutir à une amélioration sensible de la qualité des articles. Ce sera d'ailleurs une belle manière de conquérir des parts de marché. 

Refaire le monde autour d'une bonne bière !

Voilà bien une activité à la fois créative, récréative, bénéfique et amusante. Nonobstant les croix bleues (et les malades) qui ne connaissent pas la joie de l'effet euphorisant de l'éthanol, les gens adeptes de la boisson au malt et au houblon (la population en bref), s'évertuent à chaque rencontre autour d'une bonne bière à discuter de l'actualité et des faits marquants de la société. Souvenez-vous de la dernière proposition qu'il aurait fallu apporter pour résoudre tel ou tel problème ou pour dissoudre telle ou telle crise. De bon cœur, votre cobière (par analogie à copain vous l'aurez compris) apportera sa propre vision qui est semble-t-il mieux agencée que vos idées, mais qu'à cela ne tienne, chaque intervention enrichit la discussion.

Lorsqu'on refait le monde autour d'une bière, on a toujours la perspective d'une vie meilleure, ce qui a pour avantage de cultiver la bonne humeur installée par le processus métabolique induit par l'alcool présent dans la bière. Une condition sine qua non est par contre nécessaire à l'installation durable de cette bonne humeur. Il est primordial de posséder un quotient intellectuel minimal avant d'entamer sa bière. En effet, un faible QI est vite asséché par la bière, amenant souvent ce type de protagoniste à manifester l'atout qui lui reste, sa force, engendrant un cycle de violence qui risque d'endommager la bière disponible sur la table.



Croyez-moi, il est à la fois instructif et délassant de refaire le monde autour d'une bière. C'est au cours de ces agréables moments avec un(e) ou plusieurs cobières que vous saurez les dernières technologies/expressions/théories/etc... à la mode dont vous ignoriez même l'existence. La politique devient un jeu d'enfant et l'économie s'explique par une nouvelle unité facilement assimilable, le prix d'une bouteille de bière. Fait remarquable, l'intelligence (de ceux qui possèdent le QI minimal nécessaire) s'accroit et la discussion s'enrichit en corrélation directe avec la quantité absorbée, passant du coq à l'âne sans aucun problème. S'il y a quatre cobières ou plus, il se passe par ailleurs un phénomène étonnant : les discussions croisées. J'ai toujours été admiratif de ce phénomène je dois l'avouer, mais au moment ou j'entame une discussion croisée par-dessous une autre discussion, il ne m'arrive pas en tête d'analyser la situation.

PS : Bien que refaire le monde autour d'une bonne bière soit très intéressant, n'oubliez pas de boire avec raison.

La rédaction Web à Madagascar

Il existe un phénomène qui mérite particulièrement notre attention, celle de la rédaction Web à Madagascar. Pour constater l'ampleur du phénomène, il suffit de faire un tour sur le site Jobmada.com, où les offres dans le domaine de la rédaction web abondent, pour ne pas dire qu'elles prolifèrent. Rares sont pourtant les sociétés qui disposent déjà d'une expérience probante. Toutes les annonces actuelles sont issues de sociétés nouvellement créées. Quel est l'impact de ce nombre croissant d'offres de prestations dans le domaine de la rédaction web ? La qualité est-elle toujours assurée ? Quel type de profil est le plus demandé ? Nous allons tâcher de répondre à toutes ces questions et bien d'autres.



Des profils universitaires, mais pas toujours


La plupart des annonces que l’on trouve sur les sites de recherche d’emploi mentionnent la nécessité d’un diplôme, majoritairement dans le domaine de la langue française et de la communication, mais de plus en plus d’annonces laissent le champ ouvert à tous les postulants, sans distinction de domaine. Aujourd’hui, c’est le test qui est privilégié semble-t-il, mais il faut savoir que la compétence rédactionnelle est très rarement issue d’un talent propre à une personne. Dans la majorité des cas, cette compétence s’acquiert au fil d’un cursus scolaire et/ou universitaire. Moi qui ai étudié à la Faculté des Lettres, j’ai connu des personnes qui ont été incapables d’aligner un seul paragraphe correct. Ces personnes n’ont bien évidemment pas pu terminer leurs études universitaires, mais aujourd’hui, ils se disent rédacteurs. En essayant d’être objectif, j’ai lu certains de leur texte et j’ai constaté une grande lacune non seulement sur le plan logique, mais également sur le plan syntaxique et orthographique de base, avec des fautes constatées même au niveau du genre des mots. Il est donc conseillé aux commanditaires de faire extrêmement attention à ces éléments puisque bien souvent, il ne s’agit pas de simples coquilles, mais de véritables fautes provoquées par un manque de connaissances linguistique et culturelle, pourtant nécessaire à la production d’un bon texte.

Une dualité culturelle qui détériore les textes

Il y a des textes écrits par les rédacteurs web malgaches qui sont d’une qualité exemplaire, atteignant le niveau des textes journalistiques français. Mais force est de constater qu’une grande majorité des textes est de bien moins bonne qualité. Je suis moi-même un rédacteur web et je dois vous avouer que la qualité de mes textes est loin d’être satisfaisante si l’on se réfère aux standards journalistiques francophones (vous le constaterez en lisant ce texte). L’atteinte d’un objectif chiffré corrompt peut-être la capacité créative, mais ce n’est pas la seule raison. La dualité culturelle entre en cause et il est impossible pour un Malgache de souche (frange majoritaire des rédacteurs) de penser à la manière d’un Français ou d’un Canadien francophone (selon les clients). Il existe toujours un arrière-goût de la culture malgache dans chaque texte écrit. Il existe bien évidemment de grandes sociétés où le pôle rédaction compte en son sein un superviseur qui est de culture (et de nationalité) française qui saura enlever toute ambiguïté culturelle, mais la plupart des sociétés et des entités individuelles de rédaction ne disposent pas de ce recul. De cette situation résulte une production globale très hétérogène. Les sociétés européennes et nord-américaines qui ont recours à l’outsourcing se doivent donc de faire particulièrement attention aux nombreux malgachismes, ce qui implique un effort supplémentaire.

Le plagiat, un phénomène à risque

Lorsqu’on opte pour l’outsourcing pour ses besoins en production de contenus, le premier souci est le respect du droit d’auteur des autres textes, c’est-à-dire l’absence de plagiat. On peut bien évidemment recourir à des logiciels ou des sites anti-plagiats, mais le coût prohibitif des services de ce type décourage les sociétés européennes, ce qui les amène à placer une confiance aveugle aux prestataires malgaches. Le phénomène de plagiat n’est pourtant pas rare à Madagascar. La pratique la plus courante consiste en la copie intégrale d’un texte, suivi d’une opération consistant à remplacer certains mots significatifs par des synonymes. La structure ainsi obtenue est donc parfaitement identique à un autre texte, production intellectuelle soumise au droit d’auteur. Il existe également une pratique qui consiste en l’interversion de deux ou de plusieurs paragraphes, avec l’ajout de quelques synonymes, mais il s’agit au final d’un plagiat. Le risque est alors grand pour le client de se voir poursuivre pour atteinte au droit d’auteur, pénalement répréhensible dans la majorité des pays. Les prestataires malgaches, bien qu’ils mentionnent le contraire, n’ont pas véritablement le moyen de faire une vérification anti-plagiat de la production de leurs rédacteurs, ils envoient donc parfois (et même souvent) des textes pas ou peu originaux, rendant difficile le référencement tout en exposant le client à de grands risques pénaux.

Internet, seule source d’information

Les rédacteurs malgaches ont très rarement accès à des sources d’information "en" dur, c’est-à-dire des livres, des magazines ou encore des émissions de télévision. Ces sources ont l’avantage de fournir des informations vérifiées (quoique … si l’on se borne à lire des magazines comme Closer ou Entrevue). A Madagascar, la seule source d’information est le web, et vu la qualité de la connexion disponible, bien peu de rédacteurs iront perdre du temps à charger une vidéo. De plus, il est impossible d’acheter un magazine ou un journal en ligne. Il existe bien évidemment de grands sites d’information, mais il y a des gammes d’informations impossibles à corroborer sur le Net. La volatilité des informations, le développement des flux RSS et la place de plus en plus prépondérante des contenus multimédias de type vidéo pénalisent particulièrement les rédacteurs de la Grande Ile qui n’ont alors accès qu’à des informations de « second ordre ». Il faudra de la pugnacité pour un rédacteur pour trouver une information à la fois fiable, ayant une grande valeur informative et pérenne. Outre les sites des grands groupes de presse, les informations virtuelles sont plus difficilement vérifiables, et sujettes à la spéculation.

N’est pas rédacteur qui veut

Bien des personnes se revendiquent aujourd’hui rédacteurs, mais il faut savoir que la compétence se reflète toujours dans la qualité du texte produit. L’énorme besoin en référencement pousse aujourd’hui les clients européens à accepter des textes de piètre qualité, mais il y aura un moment où l’exigence d’une qualité minimale obligera de nombreuses sociétés de rédaction à fermer boutique. Et nombreuses seront les structures qui pâtiront de cette future hausse de l’exigence qualitative. J’en serai même de ceux qui pourront ne plus avoir du travail dans ce domaine. Il faudra à ma propre personne une très grande discipline et une grande volonté de se cultiver pour garder un niveau acceptable. Il sera donc temps de (ré)intégrer CCAC, la seule bibliothèque qui offre une mise à jour régulière de ses magazines. Il faut savoir qu’au premier abord, le métier de rédacteur semble abordable puisqu’il faut uniquement disposer un ordinateur connecté (de nombreux rédacteurs vont dans les cybercafés pour puiser leurs informations). Il ne s’agit pourtant pas de placer des mots à la suite, mais de produire des paragraphes susceptibles d’intéresser les internautes. Il est de ce fait impossible de seulement « radoter » et produire des phrases vides. Il s’agit avant tout de mettre en mots (attrayants) une somme d’informations. Et ce n’est pas tout le monde qui en est capable. Moi-même, j’éprouve bien des difficultés à produire un texte. N’est pas rédacteur qui veut, et les clients devraient faire attention aux textes que livrent les prestataires malgaches.

Une idée de la rémunération des rédacteurs Web malgache

Dans la majorité des cas, la rémunération des rédacteurs web malgaches est dérisoire, notamment lorsque ces derniers évoluent dans le freelance, c’est-à-dire non affiliés à une société de plein droit qui offre les avantages sociaux ainsi que la sécurité de l’emploi grâce à la signature en bonne et due forme d’un contrat de travail. Après enquête, j’ai constaté que le prix moyen d’un texte de 400 mots est d’environ 5000 Ar, ce qui revient à 2,5 euros, alors que le prix de vente de ces articles aux commanditaires est en moyenne de 4,5 euros (environ 12 000 Ar). Le bénéfice réalisé par les prestataires qui font appel à des rédacteurs freelances est ainsi de près de 100%. Cette marge est moins importante pour les sociétés de droit malgache qui proposent un service de rédaction. En effet, le salaire mensuel d’un rédacteur débutant tourne autour de 300 000 Ar, somme à laquelle s’ajoute les taxes et la mutuelle. Un rédacteur confirmé peut gagner jusqu’à 700 000 Ar brut. A ce salaire de base vient également s’ajouter une prime de performance. La situation entre les rédacteurs travaillant en freelance et ceux travaillant au cœur d’une structure n’est donc pas comparable. Par souci de productivité, un freelance produira des textes de moins bonne qualité afin de produire un maximum de texte. Rares sont les prestataires indépendants qui peuvent livrer des textes de qualité. Pour une commande assurée, privilégiez les entreprises expérimentées et qui peuvent fournir un devis précis avec notamment une charte de qualité. Pour tout vous dire, cette catégorie de société est très rare, et propose bien souvent d’autres services Web comme le référencement ou le développement de sites.



Nous pouvons dire qu’il est très attrayant de commander des textes à des prestataires  implantés à  Madagascar, mais il est primordial de faire une étude de faisabilité ainsi qu’un test avant de se lancer dans une commande de masse. Bien des commanditaires ont regretté leur choix de par la piètre qualité des textes livrés. L'expérience ainsi que les références sont des critères primordiaux lorsque vous faites appel à un nouveau prestataire. Aujourd'hui, il n'y a que très peu de sociétés qui peuvent se targuer d'avoir deux ans d'expérience ou plus dans ce jeune secteur, mais seules ces sociétés sont  à même de définir avec vous la charte rédactionnelle adéquate. Prenez le temps de demander le type de structure du prestataire. Prenez le temps également de faire une "période d'essai" avant de vous engager sur le long terme afin d'éviter toute mauvaise surprise qui peut survenir au fil du temps. Il est par ailleurs conseillé d'opter pour des entreprises qui comptent au moins une personne d'origine européenne ou du moins qui a étudié en France afin d'adapter au mieux les textes à la culture des cibles.

Rédaction web : la valeur de l'information

Lorsqu'on travaille dans la rédaction web, ce n'est pas l'écriture qui prend le plus de temps, c'est la recherche d'information. Car comme dans le secteur du journalisme, c'est l'information véhiculée dans un texte qui en constitue la valeur intrinsèque. Globalement, dans mon cas, la phase de recherche et d'analyse occupe 65% du temps consacré à la rédaction d'un texte. Lorsque le thème est difficile, innovant ou en dehors des domaines d'expertise habituels, le temps passé à faire des recherches passe à plus de 80%.


Lorsque les informations nécessaires auront été comprises, synthétisés et traités, les mots pour exprimer les idées viennent facilement, mais encore faut-il disposer de la culture de référence nécessaire pour réussir l'énoncé de chaque élément dans son contexte. Si vous débutez dans le domaine, n'hésitez pas à consacrer le temps nécessaire pour l'autoformation en technique de courtage d'informations sur Internet. Au fil du temps, vous identifierez plus facilement les sites de référence, les information pertinentes et les données qui se recoupent.


Au bout du processus, vous aurez produit un texte renseigné. Libre alors à vous d'habiller le texte de votre originalité.

La rédaction web : un métier pas si accessible !

Ne croyez pas que la production de contenu/rédaction web soit un métier facile. Il est vrai qu'une connexion et un ordinateur sont les seules infrastructures requises, mais les exigences du métier sont souvent mal comprises et induisent les candidats en erreur.

La seule passion d'écrire ne suffit pas. Il vous faudra également maîtriser le système algorithmique des moteurs de recherche, analyser le besoin des internautes et s'adapter aux dizaines de thèmes qui vous seront soumis. Il est également essentiel de savoir se distinguer, car la valeur ajoutée d'un texte réside dans son originalité.

Avant d'envisager le métier de rédacteur web, posez-vous la question de savoir si vous avez le talent pour écrire, l'expertise pour dompter le web et la pugnacité pour créer systématiquement.

Rédaction web : la tentation du copier-coller

Pratique strictement déconseillée dans la rédaction web, le copier-coller ou l'aspiration partielle/totale d'un contenu séduit de nombreux rédacteurs, débutants et même confirmés. Cette pratique inintellectuelle "hautement déloyale" est par la suite suivie de quelques modifications mineures afin d'essayer de masquer le forfait. Ainsi est né le content spinning. Sans modification, le copier-coller est tout simplement qualifié de plagiat. 

Apparenté aux techniques black hat, c'est-à-dire malsain, le copier-coller est légalement répréhensible, car il relève de l'atteinte aux droits d'auteur. 

Sachez-le, chaque site web qui publie des informations est sous la charge d'un directeur de la publication qui se chargera de se manifester si le délit est constaté. J'ai moi-même déjà eu à réprimander un internaute qui a aspiré le contenu de mon blog. 

Tout bon rédacteur éprouvera de la difficulté à faire du simple copier-coller, même pour gagner du temps. Son professionnalisme le pousse en effet à retranscrire les données recueillies selon sa propre interprétation et selon la charte rédactionnelle convenue.

Les seules copier-coller tolérés sont les mots difficiles (vocabulaires étrangers par exemple, islandais et norvégiens plus particulièrement) et les noms propres. Pour les discours rapportés directs, je vous conseille de les saisir de nouveau, ce sera l'occasion de comprendre leur teneur. 

Pour celles et ceux qui sont tentés par un petit détour par la case copier-coller, sachez que l'algorithme de détection des outils en ligne est aujourd'hui très performant et sait distinguer les créations originales des pâles imitations.