Rédaction web : dans quel cas le texte est-il refusé ?

De nombreux rédacteurs ont eu la mauvaise surprise de voir leur texte refusé. Dans certains cas, il s'agit seulement d'une demande de reprise, mais dans d'autres cas plus graves, ce sont des refus définitifs qui signifient alors que ladite production ne sera pas rémunérée. Dans la majorité des cas, ces refus sont justifiés. Voici en quelques mots les principales raisons de la non-validation des textes, afin de voir s'il y a une possibilité de recours ou de contestation.

Premier cas de refus : le plagiat

Un texte plagié est automatiquement refusé. Sans condition, le commanditaire se réserve également le droit de cesser toute collaboration avec le prestataire ou le salarié, car il s'agit d'une faute grave. Le plagiat est en effet du vol avéré qui est une atteinte directe au droit d'auteur. En plus du copier-coller, le plagiat peut prendre forme d'une traduction depuis un contenu rédigé dans une autre langue. En rédaction web, la mission consiste à produire un contenu original et non pas seulement pomper des sources sur le web pour un rafistolage maladroit. Au final, aucun recours n'est possible.

Deuxième cas de refus : le hors-sujet

Certains rédacteurs ne prennent pas la peine de comprendre le sujet qu'ils doivent traiter avant d'entamer l'écriture. Il en résulte alors un texte qui ne répond pas de manière cohérente aux problématiques inhérentes au sujet abordé. Dans ce cas, le client a tout à fait le droit de refuser le texte. Il peut demander de rectifier le tir s'il estime que c'est encore possible. Il peut aussi refuser carrément la livraison au cas où le rédacteur a manifestement montré des lacunes dans la compréhension du thème. Pour savoir écrire, il faut apprendre à lire. Pour augmenter les chances de comprendre un sujet, il faut multiplier les recherches. L'abnégation à se cultiver permet de rédiger sur un choix élargi de thématiques et de fait, d'obtenir plus de contrats.

Troisième cas de refus : les fautes de syntaxe

Les fautes de syntaxe ne concernent pas uniquement les erreurs d'orthographe (accord, conjugaison...), mais aussi et surtout la bonne structuration des phrases et des paragraphes. J'inclus ici également les mauvais choix de vocabulaire. Puisque le texte est un ensemble cohérent, chaque élément doit prendre part à l'édification de la structure. Les articulateurs doivent être utilisés à bon escient (et avec parcimonie), la suite logique des phrases doit être évidente et au final, chaque mot correctement écrit doit servir à répondre à la problématique. Un texte bourré de fautes de syntaxe est bien entendu désagréable à lire. Il est donc normal que le commanditaire s'accorde le droit de le refuser. Chez les rédacteurs seniors, même les fautes d'accord, un S oublié ou un mauvais temps de verbe, est difficilement toléré. Le texte doit être impeccable, car le client doit pouvoir publier directement son texte. En fonction de la gravité des fautes, une demande de correction peut être demandée. Dans les cas les plus graves (plus de 5 % de fautes en volume), le texte est refusé, sauf s'il y a assez de temps pour la reprise.

Quatrième cas de refus : inadéquation stylistique

On n'écrit pas un texte de voyage comme on écrit un article sur Wikipedia. De même, on ne s'adresse pas à un public jeune comme on le ferait avec des cadres CSP++. À chaque cible, à chaque thématique, à chaque texte correspond un style particulier auquel il faudra s'adapter. Ce style dépend généralement du sujet abordé et du public cible. Dans le meilleur des cas, il est spécifié dans le brief donné par le client. Dans les autres cas, le rédacteur a pour mission d'adapter sa plume au domaine qu'il traite. Et c'est là entre autres que l'on peut juger de la qualité d'un bon et d'un mauvais rédacteur. Si le style ne convient pas, le texte pourra bien évidemment être refusé. Si le rédacteur a des doutes, c'est en amont de la mission qu'il faudra discuter du style avec le commanditaire. Il ne faut pas oublier qu'en tant que professionnel créatif, vous êtes une force de proposition. Le client n'est forcément pas au courant des exigences de la production éditoriale en ligne.




Cinquième cas de refus : une livraison hors délai

Un texte livré hors délai est généralement refusé, or, les Malgaches ont un réel problème avec les délais annoncés. C'est, dit-on, culturel, mais c'est surtout une manifestation évidente du manque de professionnalisme. Si un délai a été convenu d'un commun accord, le commanditaire a tout à fait le droit de refuser le contenu s'il est livré avec du retard. En cas de problème, il vaut mieux en discuter et demander une extension. C'est une marque de politesse. Si vous estimez que vous ne pourrez pas réaliser la mission dans le temps imparti, refusez tout simplement son exécution ou négociez un délai plus raisonnable. En tant qu'élément primordial de la stratégie marketing d'un site web, n'oubliez pas que la rédaction web intègre un calendrier prévisionnel. Et n'oubliez pas que le professionnalisme consiste aussi à se faire entendre et à négocier lorsque vous estimez que la proposition est injuste ou trop exigeante.




Sixième cas de refus : le manque d'originalité

Un client peut tout à fait refuser un texte si un texte manque de caractère et d'originalité, sauf dans le cas des réécritures et les spinned contents que je considère personnellement comme de la rédaction black hat. Chaque texte doit être unique et contribuer à donner du peps et du caractère à un site web. Cela fait partie intégrante de la mission du rédacteur web. Il est difficile de manquer d'originalité si on sait vraiment rédiger. C'est souvent un manque de culture et de recherche qui entraîne le manque de dimension des textes.

Septième cas de refus : le niveau de français

Cela peut sembler insolite, mais certains rédacteurs francophones ne savent pas parler français. Une chose est sûre, la génération actuelle est moins passionnée de lecture, ce qui a un impact sensible sur la culture linguistique, mais surtout, un nombre croissant de postulants n'ont pas le niveau requis pour devenir rédacteur web. Il faut comprendre qu'il s'agit d'un métier qui fait appel à la créativité, dont la langue française est la pierre angulaire. Si le rédacteur n'a pas le niveau requis, il est tout à fait logique que le texte soit refusé. Ledit rédacteur a pourtant du mal, dans la majorité des cas, à se rendre compte de son incompétence, car son référentiel qualitatif n'est pas élevé pour en juger. Où vas-tu, rédacteur, si tu ne sais pas écrire ?


D'autres cas de refus peuvent être évoqués tout au long de la vie professionnelle du rédacteur, mais ces six cités ci-dessus sont les cas les plus courants. Considérez-les et n'oubliez surtout pas que chaque texte refusé est de l'argent perdu.



NB : À mes débuts, mon ratio de textes refusés était élevé, de l'ordre de 1/10. Maintenant, après huit ans à rédiger, ce ratio est descendu à moins de 1/100. Pour vous dire que l'expérience aide considérablement dans le métier.

Rédaction web : priorité à la qualité !

Le métier de rédacteur web a le vent en poupe auprès des Malgaches qui y trouvent un moyen accessible de disposer d'un travail rémunérateur. Mais un grand nombre ne se rendent pas compte des multiples contraintes liées à ce métier créatif exigeant. Il s'agit de tout un processus qui a pour objectif final de présenter aux internautes un contenu de qualité qui fournit à la fois les informations nécessaires et qui est agréable à lire.

Croire que le métier de rédaction est facile est déjà une erreur, car c'est une profession difficile à exercer qui met constamment le cerveau en ébullition. Il ne s'agit en effet pas d'aligner tous les mots qui passent par l'esprit. Il y a en premier lieu le travail d'investigation nécessaire pour trouver les données informatives vérifiées qui serviront de matériaux à l'édification du texte. Durant la phase de rédaction, il faut savoir s'adapter au style du public cible en se basant sur le brief. Il faut également faire montre d'une audace stylistique pour donner du caractère au texte. Ajoutez à cela l'obligation d'insérer des mots-clés précis de manière naturelle et la mission se corse.

Dans les métiers touchant à la rédaction web, il faut faire la part des choses entre l'amour des mots et la maîtrise des mots. On peut être amoureux des belles phrases et être incapable de produire des propositions utiles, notamment lorsqu'on se laisse tenter par le verbiage. La maîtrise des mots se manifeste par des paragraphes denses en informations, où chaque mot, incluant les articulateurs et les prépositions, est nécessaire au sens global.

Dans l'univers des freelances à Madagascar, il est navrant de constater que la qualité des textes est occultée en faveur de la quantité. Lorsqu'on est payé au nombre  de mots à des prix souvent dérisoires, la course au volume est de mise. Je m'étonne toujours de ces professionnels qui se disent capables de produire 5.000 mots par jour. Qu'importe le domaine, à moins d'être sur le premier jet d'un roman-fleuve, il est humainement impossible de garantir une qualité acceptable à un tel volume quotidien. Je ne dis pas que c'est impossible, mais cela devrait rester exceptionnel. À plusieurs reprises, j'ai eu le déplaisir de lire des pavés qui contiennent un nombre ahurissant de non-sens, en plus des coquilles à la pelle.

La rédaction web est un travail de longue haleine où les mécanismes se forgent avec l'expérience. Les bons rédacteurs ont toujours accordé, à leur début comme tout au long de leur cursus professionnel, le temps nécessaire pour réfléchir au sens de chaque phrase, puis de se relire par la suite pour déterrer et supprimer les écueils qui ne manquent pas de se manifester au fil des mots.

On écrit pour être lu et non pour noircir le web. Le minimum de politesse serait donc de contrôler son travail en se mettant à la place du lecteur en d'en analyser la portée. Ici se pose un réel problème, celui de l'effet Dunning-Kruger qui se manifeste par l'incapacité des incompétents à remettre en cause leur qualité de travail, bien que le texte soit d'une médiocrité évidente. La formation continue est un moyen de se débarrasser de cette tare. Il ne faut pas hésiter à se documenter pour s'améliorer et pour évoluer. Le temps investi n'est nullement perdu et se répercutera indubitablement et de façon pérenne sur le travail effectué.  

Je tiens à dire que la rédaction web est le métier des gens intelligents. Il faut se cultiver en permanence pour offrir une prestation de qualité. La fainéantise est donc prohibée, car il faut se creuser les méninges pour trouver les nouvelles connaissances nécessaires à partager. Il est interdit de partager une information que l'on soit soi-même incapable de comprendre. En plus d'affecter la qualité, c'est une malhonnêteté intellectuelle.

Si vous avez remis un texte de mauvaise qualité, il y a bien des risques d'essuyer un refus, ce qui équivaut à une perte de temps considérable. Mon conseil est de s'attarder sur le travail de rédaction au lieu de se perdre en conjecture dans les corrections sans fin. En fin de compte, vous risquerez de perdre le contrat.

En conclusion, je souhaite dire à tout le monde que le métier de rédacteur est enrichissant et rémunérateur, pour peu que l'on prenne le temps de se consacrer à la qualité, moteur essentiel à la production textuelle. 

Sécurité publique à Madagascar : une bien belle utopie

Si vous espérez, en venant à Madagascar, découvrir un pays tranquille, paradisiaque et agréable, oubliez vos illusions, car vous risquerez d'être déçu, et de l'apprendre par la plus violente manière, à savoir un vol, une voie de fait ou même la mort. Je dis même que si vous n'avez pas de raison de venir à Madagascar, optez pour une autre destination. 

Car je vous dis, Madagascar est un pays dangereux et la sécurité publique n'y est qu'une utopie qui semble de moins en moins accessible aux habitants et aux visiteurs. On remarque bien la présence des forces de l'ordre, mais ses éléments sont bien plus appréciables pour leurs tentatives journaliers de corruption que pour leurs actions en faveur de l'ordre et de la sécurité des biens et des personnes. 

Les raisons de l'insécurité

je le dis dès à présent ! C'est l'incompétence des dirigeants, incluant les instances exécutives, juridiques et législatives qui sont en cause dans l'expansion de l'insécurité. Un si beau pays n'aurait pas pu tomber entre de pires mains. Les dirigeants que nous avons sont soupçonnés de nombreux méfaits juridiquement et moralement répréhensibles au détriment d'une véritable équipe politique apte à développer la nation. il en résulte une culture généralisée du vol et de l'extorsion. Il en résulte aujourd'hui des actes de banditisme à tous les niveaux. les plus courants sont malheureusement les attaques à main armées et les razzias que subit la population dans son quotidien. Il n'y a pas un jour où il n'y a pas d'attaque armée. C'est courant dans tous les pays me direz-vous. Mais à Madagascar, en l'absence de statistiques officielles, soyez certain que la proportion est ahurissante. Vous, local ou étranger qui êtes présent sur l'île, vous avez toutes les chances de subir une attaque. Et toutes les attaques sont crapuleuses, croyez-le. Si vous n'êtes pas encore arrivé sur les terres malgaches, oubliez le voyage. Le risque est trop grand. le discours étatique qui fait foi de progrès dans le domaine de la sécurité n'est que pur mensonge. Dans les villes comme dans les campagnes, chaque citoyen, Malgache ou étranger, risque la mort à chaque détour. Pas plus tard qu'hier, mon frère a fait l'horrible expérience d'une attaque à main armée chez lui, en pleine nuit, dans l'un des quartiers les plus sécurisés de Madagascar, à savoir l'axe qui mène vers l'aéroport. C'est arme à la main que ces brigands sont arrivés chez lui. Et les armes, il y en a des tas ici qui circulent. D'où viennent-elles ? De partout, dans un pays où l'équivalent de deux euros peut faire réussir à passer une cargaison. 

D'où vient toute cette insécurité que les dirigeants ne sont pas capables d'endiguer me direz-vous ? Je vous répond en un mot : la paresse. Vous le remarquerez surement si vous vous entêtez à venir à Madagascar, les habitants sont foncièrement paresseux. Je suis Malgache et j'ose l'affirmer. Ils parlent beaucoup, mais ils agissent peu. Et la paresse mélangé à un manque chronique d'éducation conduit rapidement à un burglarisation (de l'anglais burglar) de plusieurs franges de la population. Au lieu de consacrer la pensée à la réalisation d'un projet bénéfique, il est plus courant de voir toute une partie de la population fomenter des attaques. Et c'est le reste de la population, ceux qui ont le courage d'être honnête, qui trinque. Au sommet de l'Etat, on soupçonne également des vols, à grande échelle, des deniers publics, mais je ne puis l'affirmer au risque de diffamer, même si les quotidiens l'affirment à longueur d'année. 

Un pays qui vit dans la terreur

je connais quelques éléments des forces de l'ordre qui sont louables et même admirables dans leur mission, mais ces derniers sont en trop faible nombre dans l'ensemble corrompue des éléments sécuritaires étatiques pour faire le poids. Il en résulte un pays particulièrement dangereux où l'on n'a jamais la tranquillité d'esprit nécessaire pour vivre heureux, pour vivre en paix. Que l'on soit chez soi ou dans la rue, on craint toujours cette attaque qui nous privera de notre bien ou de notre vie. Tous les visiteurs, touristes ou investisseurs, qui viennent dans le pays, craignent également pour leur vie et ne se débarrassent jamais de cette appréhension. 

On ne le dit pas souvent, mais nous sommes aujourd'hui en passe de rejoindre le niveau de sécurité des pays comme le Mexique, le Guatemala ou le Honduras. Moi qui suis un habitants trentenaire qui a eu le temps de voir les années se succéder, je ne peux malheureusement que constater la dégradation fulgurante de la sécurité. Moi-même en écrivant ce billet, je risque ma sécurité, en plus du risque quotidien de me faire agresser. Nos chers dirigeants, souvent victimes de l'effet Dunning-Kruger, sont en effet particulièrement susceptibles et peu friands des critiques qui les mettent en cause malgré leur incompétence flagrante. Mais il fallait que j'écrive, car trop de gens de mon entourage ont déjà subi des violences crapuleuses. Au mois vous qui êtes en sécurité dans votre pays, je vous préviens pour que vous ne mettiez pas votre vie en danger, sinon je me sentirai coupable de mise en danger de la vie d'autrui. Au moins j'ai fait mon devoir de citoyen du monde. 

Je suis bien triste de l'affirmer, mais il est très TRÈS dangereux de vivre à Madagascar, et de le visiter par la même occasion.