Blueline : 149.000 ariary par mois pour ... du très bas débit

Régulièrement, Blueline nous joue la carte de la coupure de câble pour nous proposer une connexion quasi inexistante. Pour une durée atteignant parfois 15 jours, la qualité de la connexion ne permet même pas d'ouvrir un simple mail, et il n'y a pas de compensation financière à la clé, alors que l'entreprise est toujours au rendez-vous pour effectuer le prélèvement. Les grands FAI ont toujours un système de by-pass fiable pour préserver la connexion haut débit de leur clientèle, mais chez nous, que nenni, on nous laisse nous débrouiller avec 5 ko/s. Ces câbles marins toujours coupés sont normalement dupliqués pour offrir la redondance nécessaire pour maintenir la qualité, mais à Madagascar, il n'en est rien. 

En clair, ce FAI auprès de qui j'ai eu le malheur de souscrire un contrat, attiré par leur publicité haut débit qui est somme toute mensongère, n'est pas du tout fiable. Je n'ai pas le droit de vous dire de ne pas y souscrire, malheureusement, parce que je risque une poursuite judiciaire de leur part. Je n'en ai pas le droit je vous le confirme. Si j'étais à la place de quelqu'un qui souhaite une connexion Internet chez lui pourtant, j'y réfléchirais à plus de dix fois, parce que l'engagement est rude et est source de frustration. Pour au moins 12 mois, on passe par tous les états d'énervement. Mais comme je vous le dis, je n'ai pas le droit de vous dire de ne pas signer de contrat, parce que ce genre d'entreprise est un rouleau compresseur qui ne prend pas ses clients en considération et risque bien de me poursuivre, et je ne veux pas être poursuivi. 

Tout ce que je peux dire, c'est que la qualité de service de Blueline est pitoyable. Je ne sais pas pour les autres FAI. 

Hélas, la qualité n'est pas une priorité chez Blueline. Pour notre plus grand malheur. 

Ben : un esthète disparu trop tôt

Ben, cet artiste célèbre dans le microcosme de la mode à Madagascar, est l'un de ces personnages qui ne s'oublient pas lorsqu'on a l'honneur de le croiser. Dans ma vie, j'ai eu cette immense chance de l'avoir côtoyé durant plusieurs mois, et c'est avec la plus grande tristesse que j'ai entendu qu'il est parti rejoindre le firmament pour briller parmi les étoiles. 

Ben est l'exemple même du chic type. Il me croise dans la rue, toujours avec cette main prompte à saluer et le mot juste pour demander comment on va. Et étonnamment, il ne vous oublie jamais, malgré le court moment que l'on a passé avec lui, il y a des années de cela. C'est souvent à Ambodinisotry ou à Mahamasina que l'on se croise, au gré des allées et venues dans les allées des vendeurs de tissus, moi en suivant ma femme, lui en quête de son prochain Graal que l'on verra surement apparaître sur les catwalks.

La triste nouvelle de sa disparition ébranle j'en suis certain celles et ceux qui ont pu connaître ce gentil styliste et coiffeur au regard espiègle que ses lunettes ne manquent pas de mettre en avant.

La vie est ainsi faite, la seule certitude de la vie est la mort, mais on déteste toujours les visages que nous montre la Faucheuse. Et le départ précipité des gens comme Ben accentuent ce ressentiment inéluctable. 

Repose en paix l'artiste !