Rédaction web : la tentation du copier-coller

Pratique strictement déconseillée dans la rédaction web, le copier-coller ou l'aspiration partielle/totale d'un contenu séduit de nombreux rédacteurs, débutants et même confirmés. Cette pratique inintellectuelle "hautement déloyale" est par la suite suivie de quelques modifications mineures afin d'essayer de masquer le forfait. Ainsi est né le content spinning. Sans modification, le copier-coller est tout simplement qualifié de plagiat. 

Apparenté aux techniques black hat, c'est-à-dire malsain, le copier-coller est légalement répréhensible, car il relève de l'atteinte aux droits d'auteur. 

Sachez-le, chaque site web qui publie des informations est sous la charge d'un directeur de la publication qui se chargera de se manifester si le délit est constaté. J'ai moi-même déjà eu à réprimander un internaute qui a aspiré le contenu de mon blog. 

Tout bon rédacteur éprouvera de la difficulté à faire du simple copier-coller, même pour gagner du temps. Son professionnalisme le pousse en effet à retranscrire les données recueillies selon sa propre interprétation et selon la charte rédactionnelle convenue.

Les seules copier-coller tolérés sont les mots difficiles (vocabulaires étrangers par exemple, islandais et norvégiens plus particulièrement) et les noms propres. Pour les discours rapportés directs, je vous conseille de les saisir de nouveau, ce sera l'occasion de comprendre leur teneur. 

Pour celles et ceux qui sont tentés par un petit détour par la case copier-coller, sachez que l'algorithme de détection des outils en ligne est aujourd'hui très performant et sait distinguer les créations originales des pâles imitations.