L'Homme et l'Environnement, une ONG aux actions louables

De toutes les ONG (organisation non gouvernementale) qui œuvrent à Madagascar, L'Homme et l'Environnement est sans doute celle envers qui je voue la plus grande admiration. Je n'ai pas encore eu l'occasion d'apprécier de près leurs réalisations, mais le peu que j'ai peu entrevoir par le biais des différents documentaires méritent le respect.

Depuis sa création en 1993, L'Homme et l'Environnement a toujours œuvré pour la préservation de l'environnement dans un contexte de développement durable. Il ne s'agit donc pas de forcer la population locale à adopter des comportements qui vont à l'encontre de leur mode de subsistance, qui implique parfois la destruction des ressources naturelles et de l'écosystème, mais c'est un travail de longue haleine qui consiste à promouvoir le respect de la terre par l'octroi de nouvelles activités économiques en adéquation avec le maintien et la protection de la biodiversité. L'Homme et l'Environnement travaille aujourd'hui dans des zones où l'écosystème est en danger.

Plusieurs sites écologiques majeurs bénéficient aujourd'hui des programmes de l'ONG L'Homme et l'Environnement. La forêt tropicale humide de Vohimana, dans le sud de Mantadia, bénéficie ainsi d'un programme de sauvegarde qui consiste en un plan de reconstitution basé sur la plantation de 100 espèces de plantes autochtones afin de permettre à la faune locale de retrouver un habitat décent. Vohimana fait partie des trois sites majeurs pris en charge par L’Homme et l’Environnement. Les deux autres sites majeurs sont Vohibola, situé au sud de la ville de Toamasina, et Tsinankira qui est localisé au nord de la capitale du Boina, Mahajanga. A Vohibola notamment, l’ONG s’attelle à sauvegarder une espèce arboricole représentée par seulement 33 spécimens, un vrai défi.

Pour détourner les locaux des pratiques néfastes aux espèces faunistiques et floristiques, l’Homme et l’Environnement développe l’écotourisme afin d’assurer l’avenir des zones protégées tout en participant au développement durable. Parmi les concepts mis en place figure le Relais du Naturaliste de Vohimana, qui a ouvert ses portes depuis cette année 2010. Dans un confort spartiate, mais tout à fait convenable, les touristes peuvent partir à la découverte des richesses de la forêt littorale de l’est. Ils peuvent profiter pour parrainer les espèces menacées au cours de leur séjour. Cette action est également possible pour tout individu désirant participer au maintien de la biodiversité. La procédure est simple et se fait via leur site web : www.madagascar-environnement.com.

L’Homme et l’Environnement a été la première ONG que j’ai présentée sur mon blog, mais d’autres organisations et associations qui oeuvrent pour la sauvegarde de l’environnement et du développement durable seront bientôt abordées afin d’informer les internautes sur les différents projets existant à Madagascar.